Le week-end dernier, l’équipe de France de basket 3×3 participait à la Coupe d’Europe 2026, qui se déroulait à Anvers, en Belgique. Une compétition importante, même si elles le sont toutes, car la course aux points pour les Jeux Olympiques 2028 est lancée.
2 jours de compétition intense, tant physiquement qu’émotionnellement, avec une belle récompense à la fin. On vous explique tout ça.
Une préparation à Tenerife
Pour préparer au mieux la compétition, l’équipe de France, dirigée par le sélectionneur Karim Souchu, a mis en place un stage de préparation à Tenerife. Au programme : entraînements, musculation, matchs contre les Lettons. Parmi les joueurs présélectionnés pour la Coupe d’Europe, 4 Stormers : Jules Rambaut, Hugo Suhard, Paul Djoko et Franck Seguela.
Cette compétition arrive vers la fin de la saison de 3×3 et après un enchaînement conséquent de tournois. Depuis plus d’un mois, les Stormers n’avaient pas eu un week-end de repos et ont performé sur des Challengers et Master, mettant les corps à rude épreuve. Alors que les jours de prépa défilent, Franck Seguela se blesse : fracture de fatigue au pied.
Le groupe se réduit à 6 joueurs, dont 3 Stormers : Jules Rambaut, Hugo Suhard et Paul Djoko, ainsi qu’Emmanuel Monceau, Lorenzo Thirouard-Samson et Lucas Ugolin, s’apprêtent à partir pour Anvers, attendant le carré final. Malheureusement, Paul se blesse également, au genou, ne lui permettant pas de participer à la compétition.
Notre cœur est partagé entre la tristesse de voir 2 de nos joueurs blessés, avec les conséquences que cela a sur notre saison, et la fierté de compter, malgré tout, 2 Stormers parmi le carré final.
L'équipe pour la Coupe d'Europe et le début de la compétition
Finalement, Karim Souchu choisit ses 4 joueurs qui deviendront vite des guerriers sur ce tournoi : Jules Rambaut, Hugo Suhard, Emmanuel Monceau, Lorenzo Thirouard-Samson.
Cette compétition marque la 50ème sélection en équipe de France pour Jules. Un cap historique.
Pour entamer cette Coupe d’Europe 2026, la France est tirée au sort dans la poule D aux côtés de l’Estonie et de l’Allemagne. Une entrée en matière qui ne donne pas le droit à l’erreur, avec une première pression. Les Allemands en sont à une vingtaine de matchs gagnés d’affilée sur le World Tour, et se placent comme les favoris du tournoi.
Les bleus font leur entrée en matière vendredi 11 septembre à 13h55 face à l’Estonie. Le match est intense, mais les Français prennent le lead du match à 8 min sans jamais le quitter. Les points grimpent, Hugo lance la machine à shoot, suivi rapidement par Jules. Score final 18 à 14.
Contre l’Allemagne, c’est un peu moins facile. Les Allemands marquent rapidement pas mal de points, mais font aussi beaucoup de fautes. De leur côté, les Français déroulent et grappillent des points pour égaliser à 5min24. Jules offre un peu d’air avec un shoot à 2 points qui place enfin la France devant au score. Shoot vite rendu par Giessmann qui rééaglise. Les Allemands reprennent le lead malgré les efforts des bleus, pour clôturer le match 21 à 15.
Bilan des phases de poule : 1 match sur 2 de gagné et une 2e place. Direction les quarts de finale.
Des phases finales qui nous ont fait oublier de respirer.
Le dimanche, après un jour d’ajustement entre leurs 2 jours de compétitions, les bleus affrontent l’Espagne en quart de finale. Le match d’abord serré nous fait un peu peur. Et puis Hugo nous fait reprendre notre souffle à 6min41 avec un shoot à 2 points qui nous fait enfin passer devant au score. À partir de ce moment précis, les Français maîtrisent le match. Le compteur grimpe vite, jusqu’à obtenir les 21 points libérateurs 49s avant la fin du temps réglementaire. Direction les demi-finales !
Un homme à terre.
En demi, la fatigue générale se fait ressentir. Les Lettons prennent le large. A la moitié du temps de jeu, on stagne à 3 points quand nos adversaires en ont déjà 12. Les garçons se battent, mais un cri de douleur vient suspendre le match et le temps. Hugo Suhard est à terre, il souffre, et peine à quitter le terrain. Sa compétition est terminée, l’ischio est touché.
Ses coéquipiers ne comptent pas se laisser faire. Ils vont se battre, même à 3 sur le terrain. Comme si quelque chose s’était débloqué sur le terrain, les bleus n’ont plus rien à perdre après tout. Et puis la magie opère, on reprend tous notre souffle, tandis que les joueurs souffrent. Le compteur français augmente, jusqu’à recoller à celui des Lettons. Malheureusement pas suffisamment pour nous offrir une place en finale : 15 à 17.
Un gros coup dur, mais une dernière chance d’être récompensé.
Jules, Emmanuel et Lorenzo devront affronter l’équipe Serbe pour la petite finale et espérer avoir une place largement méritée sur le podium. Hugo quant à lui devra se contenter de les soutenir en tribunes.
Les visages sont tirés, et le lancement du match a un goût amer. Un mélange d’émotions étrange. Une impression de déjà vu pour Jules et Emmanuel qui s’étaient retrouvés face à cette même équipe en petite finale de la Coupe du Monde quelques mois plus tôt. Une fatigue glaçante. Plus rien à perdre. Le match est lancé, Lorenzo déroule. Le jeu français a changé, les rôles de chacun aussi. Et puisqu’ils n’ont plus rien à perdre, pourquoi pas gagner ?
Plus les minutes défilent, plus on y croit. Lorenzo est inarrêtable. La fatigue et l’absence de changement nous font faire des fautes inévitablement. Tant pis. Les Serbes ne verront jamais leur score plus gros que le nôtre. Lorenzo à lui seul marque 17 points, un record français, et plus que le nombre de points cumulés de l’équipe serbes. Il nous délivre de cette apnée interminable, 21 à 14. Les bleus sont médaillés de bronze.
La joie explose, l’émotion est folle. L’équipe rejoint Hugo en tribune, ainsi que le STAFF tricolore. Merci les bleus !
Le dernier podium européen pour les Bleus remontait à 2019. Le compteur est relancé.
Côté Toulouse 3x3 Stormers
Point infirmerie : un bilan plus compliqué pour notre équipe.
3 joueurs blessés sur 5.
Le bilan est lourd pour Toulouse 3×3 Stormers. A quelques jours de la reprise du FIBA 3×3 World Tour avec le challenger de Phoenix, le roster toulousain est bien diminué.
Franck Seguela s’est fait opérer. Il devra malheureusement rester éloigné des terrains pendant plusieurs semaines, remettant en question la fin de sa saison.
Paul Djoko, blessé au genou, devrait quant à lui pouvoir reprendre rapidement les entraînements et la compétition, on espère dès ce week-end.
Hugo Suhard, touché à l’ischio, devra rester en dehors de terrains aussi quelques semaines. On attend encore des nouvelles de sa blessure.
Dans le même temps, Sylvain Sautier fait son grand retour, et ça tombe à pique. Après presque 2 ans écarté des terrains à cause d’un ligament croisé, Sylvain a travaillé très dur pour revenir et prendre sa place en compétition. Nous sommes très heureux de pouvoir enfin le voir participer à ses premiers tournois.
Pour former une équipe complète, l’équipe devra s’agrandir et accueillir d’autres joueurs dans la ville rose. On vous tiendra au courant rapidement.
Le programme sportif :
Le World Tour n’est pas encore terminé et plusieurs tournois attendent les Stormers pour tenter de remonter au classement général et atteindre le TOP 10, qualificatif pour le FINAL. Notre objectif principal.
19-20 Septembre : Challenger Phoenix
26-27 septembre : Master Deqing
10-11 Octobre : Master Bucharest
Nous sommes heureux d’annoncer l’arrivée d’un nouveau partenaire : Allianz Descartes.
Merci de nous faire confiance et de rejoindre cette belle aventure sportive !

