Avant le Master de Hong Kong, nouvelle étape du FIBA 3×3 World Tour, Raphaël Wilson revient sur le Challenger d’Orléans remporté par les Stormers dans un scénario incroyable. Entre confiance retrouvée, tir décisif et ambitions élevées, le toulousain fait le point.
Vous venez de remporter un Challenger complètement fou avant d’aborder le Master de Hong Kong, c’est important pour la confiance ?
Bien sûr que c’est important, surtout qu’on sortait d’une période un peu creuse où les résultats n’étaient pas forcément au rendez-vous. Remporter ce Challenger, ça nous a reboostés. Ça montre qu’on est toujours là, toujours performants. Et le faire en France, devant ma famille en plus, c’était encore plus spécial. C’est clairement un bon boost avant un gros Master comme celui d’Hong Kong.
Peux-tu nous raconter ce qu’il se passe dans ta tête quand tu prends ce tir à 2 points qui arrache la prolongation en quart de finale ?
Franchement, c’était l’instinct. Je vois Andrej Cuyvers tenter un lay-up sur Hugo, je sens qu’il peut le rater parce qu’il a l’air fatigué. Je m’avance un peu pour le rebond, je le récupère, je fais un grand drible et je sais qu’il faut aller vite. Je pars dans le corner, je balance une prière… Je me dis « Tiens, elle est bien partie et bien droite » et elle rentre ! J’étais tellement content qu’on puisse accéder à la prolongation et arracher le match à la fin. C’est un hold-up, mais celui là il fait plaisir car si ce tir ne rentre pas il n’y a pas de titre à la fin !
Deux Challengers remportés avec toi dans le roster. Tu portes chance 😀 ?
Ouais, 2 sur 2 pour les Challengers, j’espère que ça va continuer sur les Masters maintenant ! J’en ai encore jamais gagné un, donc c’est l’objectif. Et je pense que cette année, ça va le faire ! On a un groupe avec cinq joueurs très compétitifs, on peut aligner différentes compositions et toujours être au top, c’est vraiment un gros plus !
Vous allez être attendus dans ce Master encore très relevé. Toujours la même ambition ?
Évidemment. Toulouse est attendu sur chaque match, surtout après la saison dernière et les médailles aux Jeux Olympiques. Et là, on vient de gagner le Challenger à Orléans, donc les projecteurs sont encore plus braqués sur nous. À nous de rester concentrés, match après match, et de continuer à être performant. Une saison de 3×3 ce sont des momentums, et là on en a eu un négatif mais qu’on a brisé à Orléans. Maintenant il faut construire dessus, continuer sur cette lancée.
6 heures de décalage et un long trajet jusqu’à la Chine. Comment gérez-vous ce type de déplacement ?
Le voyage est long, j’ai fait 18 heures de trajet mercredi, mais on commence à avoir l’habitude. Au début les vols de 10-11 heures ça nous faisait peur. Mais maintenant on a notre routine. Après ça fait toujours mal au corps mais il n’y a pas de secret il faut être professionnel : kiné, bottes de récup’, préparation physique adaptée… On fait tout pour être le plus performant possible malgré la fatigue. Pour le décalage, il y a deux écoles. Certains gardent leur rythme français et du coup couchent tard et se lèvent tard, et d’autres s’adaptent tout de suite.