À la veille du Challenger de Bordeaux, Paul Djoko revient sur la préparation des Stormers, la victoire à l’Open de France, et l’ambition de briller à nouveau devant le public français.

Vous avez eu un week-end sans compétition après le Quest de Düsseldorf, qu’avez-vous fait pendant ces deux semaines ?

On s’est pas mal entraînés, ça a fait du bien de couper un peu après les mois de juin et juillet qui ont été assez chargés. On a pu recharger les batteries et travailler dur à l’entraînement. Nous sommes également allés au Dévoluy, dans les Alpes du Sud (région PACA), sur la commune de Superdévoluy, pour inaugurer deux terrains de basket 3×3. À cette occasion, nous avons échangé avec les élus en vue d’organiser un tournoi annuel, référencé dans cette commune résolument tournée vers le développement du sport. C’était un super moment en montagne, et cette semaine on s’est remis dans la préparation pour le tournoi de ce week-end.

Vous voilà partis pour un nouveau Challenger qualificatif pour Shenzhen, un Master pour lequel vous êtes déjà qualifiés grâce à votre performance à Orléans. Est-ce que ça enlève de la pression ?

Forcément, ça nous enlève de la pression. L’objectif sportif est déjà validé pour nous. Mais maintenant on a tous faim : un tournoi en France, ça ne se présente pas souvent. On en a gagné un à Orléans, donc l’objectif est clair : reproduire cette performance et ramener une deuxième victoire à la maison cette semaine.

À Orléans, le public vous avait porté tout au long du tournoi. Vous espérez la même ambiance à Bordeaux ?

C’est toujours un plus de jouer en France. C’est d’ailleurs pour ça qu’on dispute ce Challenger malgré notre qualification déjà acquise pour Shenzhen. Jouer à la maison, c’est spécial, on joue devant nos proches et nos supporters, et on sait qu’on sera toujours poussés. On va tout donner pour essayer de ramener la victoire ce week-end.

Avec une finale perdue de peu face à Amsterdam lors du Quest en Allemagne, et un titre de champion de France, on sent que la dynamique est repartie. C’est important pour viser une victoire en World Tour ?

Oui, je pense que la dynamique est bonne. On sort d’un titre de champion de France qui nous a fait beaucoup de bien. Cet Open, on le voulait vraiment, même si certains le considèrent comme secondaire par rapport à nos compétitions habituelles. Derrière, c’est vrai qu’on a perdu une finale au Quest en Allemagne, ce qui nous embarrasse car nous prive du Master de Debrecen, mais c’est comme ça. Là, on se concentre sur Bordeaux, un Challenger important et compétitif. Avec le travail fait ces deux-trois dernières semaines, on peut être confiants dans nos forces.

L’équipe en forme du moment, Ub, sera aussi présente à Bordeaux. Est-ce une équipe que vous redoutez particulièrement ?

Oui, évidemment. Ils sont sur une dynamique incroyable, avec cinq Masters remportés d’affilée, ce qui est assez historique. C’est clairement l’équipe en forme du moment. Mais on connaît nos forces, et on les a déjà affrontés à de nombreuses reprises. Si on doit les jouer ce week-end, ce sera une opposition de très haut niveau. Malgré leur série, on croit en nous et en notre capacité à battre n’importe qui. Ce serait un gros match, et on est prêts pour ça.